La Commune est parée de nombreux bras de la Clouère, de nombreux puits, mares et sources qui ont donné naissance à nos légendes locales.

 

DICTONS ET CROYANCES

  • La « Bigorne » ou « Bigourne » était un être fantastique censé faire peur aux enfants qui s’approchaient des points d’eau. Selon les lieux, la bigorne était une énorme bête avec de grands « bras » qui attirait les enfants au fond du puits, ou alors une chèvre, ou encore une bête aquatique.
  • A Château-Larcher, lorsqu’il pleut et qu’il fait soleil en même temps, il est de coutume de dire : « Le soleil rit dans ses larmes ».
  • Dans le cimetière de Château-Larcher, « on voyait des feux follets ; on en voyait aussi le soir quand on allait aux veillées ; il paraît que c’est un gaz qui éclaire et puis qui fiche le camp. »

(Habrioux M.I. et /ou Habrioux M.)

  • Dans la région de Vivonne, on faisait faire aux personnes crédules la chasse au « daru ».
  • On invoque les fées : à Château-Larcher si quelqu’un a de la chance, on dit que « la bonne fée s’est penchée sur son berceau ».
  • Dans « La Vienne légendaire et mythologique » de Mineau et Racinou, le souvenir est conservé d’un animal fantastique, la bête faramine.
  • L’herbe « à la détorne » fait se perdre celui qui marche dessus.
  • La « libouine » est un animal fantastique qu’on fait chasser la nuit aux personnes crédules.
  • Le « marchand de sable » passe aussi à Château-Larcher pour dire aux enfants qu’il est l’heure d’aller dormir.
  • Coutume du Mardi-Gras : « Mardi-Gras, t’en va pas, y a des crêpes et t’en mangeras. »
  • On croit aussi aux revenants.
  • On évoque « la boune Vierjhe ».

 

Le Pas de Saint Georges

le-pas-de-st-georgesSelon la légende, Saint Georges, de passage à Château-Larcher, fut attaqué par des brigands. Pour leur échapper, il éperonna son cheval et, parvenu sur la crête du coteau de Fonrable, il lui fit faire un bond de 200 mètres pour passer sur l’autre rive du Clain. Il retomba en un lieu où fut ensuite édifiée l’église de Vivonne, dédiée à Saint Georges.

L’endroit où le cheval prit appui pour sauter fut marqué de l’empreinte de son sabot, d’où le nom de « Pas de Saint-Georges », au lieu-dit Fonrable.

La légende du gouffre

Il était une fois, à Château-Larcher, un sacristain qui avait tant carillonné pendant une nuit de Noël, que la cloche de l’église se fêla. Elle fut alors chargée sur une charrette pour la mener chez un fondeur à Poitiers. C’était une période d’inondation. Lorsque le convoi passa le hameau de Vounant, il s’engagea sur le pont de bois au-dessus du Clain. Les eaux tourbillonnaient en grondant, ce qui effraya le mulet qui fit un écart entraînant sacristain, cloche et charrette dans la rivière.

Quand il y a de grandes crues, on entend, paraît-il, venir du fond de la rivière, en ce lieu appelé « le Gouffre », les cris du sacristain et le son de la cloche fêlée de Château-Larcher.

Des travaux en 1977 ont modifié les lieux et le « Gouffre » n’existe plus.

La grotte aux fées

la-grotte-aus-feesA mi-flanc des coteaux calcaires situés entre Château-Larcher et Baptresse, se trouvent des grottes, appelées grottes de Châtillon.

La plus célèbre d’entres elles est la Grotte aux Fées. Elle mesure à l’entrée 2 mètres 70 de haut sur 3 mètres de large ; elle est profonde d’une quinzaine de mètres.

Selon une ancienne croyance, les fées du pays s’y rassemblaient pendant les nuits de pleine lune et descendaient laver leur linge dans la Clouère. Les gens du voisinage entendaient alors le bruit des battoirs.

Selon une coutume encore en usage fin XIXe – début XXe, les habitants de Baptresse venaient dans cette grotte le jour de la Chandeleur pour y faire des crêpes.

Il existe de nombreuses cavités, un chemin les relie et permet une promenade située juste en dessous de l’oppidum du Camp Alaric.