Un matin de printemps, la terrasse d’un café jouxte Notre-Dame-la-Grande de Poitiers. La collégiale romane dresse sa façade sculptée dans la lumière blanche. C’est ici, entre deux cafés, que Laurent Marchand reçoit les journalistes — quand il n’est pas sur le terrain, à guider un groupe de retraités entre les ruines d’un château-fort ou à expliquer la symbolique d’un modillon à des écoliers ébahis. Vingt-deux ans de métier. Plus de douze mille visiteurs guidés. Une carte professionnelle délivrée par le Ministère de la Culture et une passion intacte pour le patrimoine médiéval de la Vienne. Laurent Marchand est devenu l’une des références incontournables pour qui veut comprendre ce que raconte vraiment un château-fort, une lanterne des morts ou une église romane. Il a accepté de nous consacrer une matinée entière pour parler de son métier, des trésors méconnus de la Vienne, et de l’avenir du patrimoine rural dans notre département.
Laurent Marchand Guide-conférencier agréé Ministère de la Culture 22 ans d’expérience | Poitiers, Vienne (86) Spécialiste : Petites Cités de Caractère du Poitou, art roman poitevin, châteaux forts médiévaux
“Ce qui me passionne dans ce métier, c’est de voir le regard des visiteurs changer quand ils comprennent ce que raconte une pierre sculptée vieille de 900 ans.”
Marie Fonteneau : Comment êtes-vous devenu guide-conférencier sur le patrimoine médiéval de la Vienne ?
Laurent Marchand : C’est une vocation qui s’est construite lentement, à partir d’une passion d’enfance. J’ai grandi à Lusignan, à une vingtaine de kilomètres de Poitiers. Le château des Lusignan, même en ruines, était mon terrain de jeu. Ma grand-mère me racontait l’histoire de la fée Mélusine, qui aurait bâti ce château en une nuit. Je ne croyais pas à la fée, mais la pierre, elle, me fascinait. J’ai fait des études d’histoire médiévale à l’Université de Poitiers, puis une spécialisation en histoire de l’art et patrimoine. La Carte Professionnelle de Guide-Conférencier, je l’ai obtenue il y a vingt-deux ans après un concours régional organisé par la DRAC Nouvelle-Aquitaine. Le concours est exigeant : il faut maîtriser l’histoire, l’architecture, l’archéologie, mais aussi savoir communiquer, vulgariser sans simplifier. Depuis, je n’ai jamais cessé de me former. Chaque restauration de monument, chaque fouille archéologique, chaque nouvelle publication scientifique enrichit mon propos. Un bon guide-conférencier est quelqu’un qui lit encore à soixante ans ce qu’il apprend à trente.
Marie Fonteneau : Qu’est-ce qui rend Château-Larcher unique parmi les Petites Cités de Caractère de la Vienne ?
Laurent Marchand : Les Petites Cités de Caractère sont labellisées pour leur cohérence patrimoniale et leur authenticité. Mais dans cette famille déjà exceptionnelle, Château-Larcher et son château fort occupent une place à part pour plusieurs raisons. D’abord, la densité monumentale. En moins d’un kilomètre carré, vous avez une lanterne des morts du XIIe siècle, une église paroissiale romane avec des sculptures remarquables, les vestiges d’un château fort médiéval, et un bourg conservé dans son tissu historique. Cette concentration est rare. La plupart des villages médiévaux ont perdu un ou deux de ces éléments au fil des siècles — démolitions révolutionnaires, transformations du XIXe siècle, guerres. Château-Larcher a eu la chance d’être préservé. Ensuite, il y a la lisibilité. Quand j’amène un groupe sur la place du village, je peux leur montrer simultanément le château, l’église et la lanterne des morts. Les visiteurs comprennent immédiatement l’organisation spatiale et sociale du village médiéval : le pouvoir seigneurial, le pouvoir ecclésiastique, et la communauté des fidèles. Enfin, il y a la lumière. Les pierres calcaires de Château-Larcher ont cette qualité particulière de prendre les tons dorés au coucher du soleil. C’est un village qui se photographie admirablement.
Marie Fonteneau : La lanterne des morts est souvent présentée comme le monument le plus mystérieux. Elle mérite vraiment cette réputation ?
Laurent Marchand : Elle la mérite, et je pèse mes mots. Sur la vingtaine de lanternes des morts encore debout en France, celle de Château-Larcher est l’une des plus complètes et des mieux documentées. Elle mesure environ onze mètres de hauteur, un fût élancé en calcaire taillé, avec une chambre supérieure percée d’ouvertures pour laisser passer la lumière d’une flamme. Son emplacement dans l’ancien cimetière médiéval est d’origine — ce n’est pas un monument déplacé. Et sa date de classement est révélatrice : 1840, la première liste de Mérimée. Prosper Mérimée avait parcouru toute la France avec un regard exceptionnellement aiguisé, et il a immédiatement reconnu l’importance de ce monument. Ce classement précoce lui a évité bien des mauvaises fortunes. Sur le plan symbolique, la lanterne des morts est fascinante parce qu’elle illustre toute une conception médiévale du rapport entre vivants et morts. Les morts n’étaient pas relégués loin du village : le cimetière était au centre. La flamme allumée dans la lanterne chaque soir signifiait que la communauté n’abandonnait pas ses défunts, que des prières leur étaient offertes. C’est une théologie inscrite dans la pierre, et c’est ce que j’essaie de transmettre à mes groupes.
Marie Fonteneau : Comment expliquer l’art roman poitevin à un visiteur qui n’y connaît rien ?
Laurent Marchand : Je commence toujours par une image simple : imaginez que chaque centimètre carré d’une façade d’église soit couvert d’images sculptées. Des anges, des démons, des rois, des animaux fantastiques, des scènes bibliques. Dans les siècles où la grande majorité de la population ne savait pas lire, l’église était un livre de pierre. L’art roman poitevin est particulièrement riche dans cette tradition. Les façades sont décorées de manière obsessionnelle, ordonnées en registres concentriques — les archivoltes — autour des portails. À l’église Notre-Dame-et-Saint-Cyprien de Château-Larcher, regardez les modillons qui courent sous la corniche : chaque modillon est une petite sculpture unique, souvent d’une expressivité étonnante. Des visages grimaçants, des animaux entrelacés, des figures humaines dans des poses improbables. Ce sont des artisans du XIIe siècle qui ont laissé là leur signature, leur humour, parfois leur angoisse. Ce que j’essaie de faire comprendre à mes groupes, c’est que l’art roman n’est pas une décoration accessoire : c’est le programme théologique et moral de l’édifice, traduit en images pour tous ceux qui ne pouvaient pas lire les textes sacrés. Chaque statue, chaque chapiteau, chaque scène sculptée a un sens précis dans ce programme. Une fois qu’on a compris ça, on ne regarde plus une église romane de la même façon.
Marie Fonteneau : Quels sont les châteaux forts de la Vienne les moins connus mais les plus beaux, selon vous ?

Laurent Marchand : Je vais vous en citer trois qui méritent vraiment qu’on s’y arrête. D’abord, le château de Touffou, à Bonnes, au bord de la Vienne. Il est habité, donc accessible seulement lors des Journées du Patrimoine, mais c’est un ensemble absolument remarquable avec ses tours des XIIe et XIVe siècles encore debout dans un parc magnifique. Ensuite, la forteresse de Gençay, à une quinzaine de kilomètres de Château-Larcher. Ce ne sont plus que des ruines, mais des ruines impressionnantes — une enceinte, des tours éventrées, des vestiges de logis. C’est un château du XIe siècle, contemporain de la période la plus active de Château-Larcher. Et enfin, Angles-sur-l’Anglin, avec son château perché sur la falaise au-dessus de la rivière. C’est un site à couper le souffle, et peu de gens savent que les grottes préhistoriques en dessous sont classées. Touffou, Gençay, Angles : trois visages différents du château médiéval, trois histoires différentes, trois atmosphères différentes. Pour une perspective comparée sur les secrets du patrimoine médiéval en dehors du Poitou, l’histoire médiévale racontée par un historien local corrézien offre un regard croisé fascinant sur les Monédières. Chaque région a ses châteaux oubliés, et les comparer enrichit considérablement la compréhension de l’architecture défensive médiévale.
Marie Fonteneau : Les dolmens d’Arlait à Château-Larcher méritent-ils vraiment le détour ? On parle peu de ce site.
Laurent Marchand : C’est un site qui mériterait d’être dix fois plus connu. Les dolmens d’Arlait — il y en a plusieurs dans ce secteur — sont des témoignages du peuplement néolithique de la vallée de la Clouère, il y a cinq mille ans. Ce qui est remarquable, c’est que Château-Larcher cumule ainsi les couches du temps : néolithique avec les dolmens, médiéval avec le château et la lanterne des morts, moderne avec le village vivant. Vous avez en un seul lieu cinq mille ans d’histoire humaine. Pour un guide-conférencier, c’est un cadeau extraordinaire. Je dis souvent à mes groupes que les hommes du néolithique qui ont érigé ces dolmens ont choisi le même promontoire que les seigneurs médiévaux pour des raisons similaires : la hauteur, la vue, la maîtrise du territoire. Cinq mille ans séparent ces choix, mais la logique humaine reste la même. Le détour vaut absolument la peine, surtout tôt le matin quand la lumière est rasante et que les pierres prennent une dimension quasi cinématographique.
Marie Fonteneau : Y a-t-il un circuit idéal pour découvrir le patrimoine de la Vienne en week-end ?
Laurent Marchand : La difficulté avec la Vienne, c’est qu’on est tenté de tout faire et qu’on finit par ne rien voir vraiment. Je recommande toujours un circuit en triangle pour un week-end. Le vendredi soir, arrivée à Poitiers, promenade dans le quartier médiéval et visite de Notre-Dame-la-Grande en lumière. Le samedi, consacrez-vous exclusivement à Château-Larcher le matin — prenez le temps, ne survolez pas, c’est un village qui se savoure lentement — et à Chauvigny l’après-midi, avec ses cinq châteaux forts en ruines sur la haute ville. Le dimanche, Saint-Savin-sur-Gartempe, dont l’abbatiale est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO pour ses fresques romanes. Trois lieux, trois atmosphères, trois mille ans d’histoire. Ce qui compte, c’est la qualité de l’attention, pas la quantité de kilomètres parcourus. Et si vous voulez aller plus loin dans votre préparation, l’interview de l’historien spécialiste du patrimoine de Château-Larcher vous donnera un éclairage précieux avant votre visite : l’histoire des lieux, la logique spatiale du village, la signification de chaque monument. C’est une lecture qui transforme une balade en véritable voyage dans le temps.
Marie Fonteneau : Quel est l’état de conservation du patrimoine médiéval viennois aujourd’hui ?
Laurent Marchand : Contrasté, je dirais. Les grands sites classés — Château-Larcher, Chauvigny, Saint-Savin — bénéficient de protections juridiques solides et de financements, même si ces financements sont toujours insuffisants et que les délais de restauration s’allongent. Mais en dehors des sites classés, on a de vraies pertes. Des chapelles rurales qui s’effondrent faute d’entretien. Des croix de chemin tombées et non relevées. Des fours à pain, des lavoirs, des moulins qui disparaissent doucement dans la végétation. Ce petit patrimoine, qu’on appelle parfois le patrimoine vernaculaire, est souvent le premier à souffrir. Il n’est pas toujours protégé, les communes rurales n’ont pas les moyens de l’entretenir, et les habitants ne réalisent pas toujours sa valeur avant qu’il soit trop tard. Ce qui me réconforte, c’est la vitalité des associations locales. Dans la Vienne, des dizaines d’associations bénévoles travaillent au recensement, à l’entretien et à la valorisation de ce petit patrimoine. Elles font un travail remarquable avec des moyens très limités. Ce tissu associatif est le vrai gardien du patrimoine rural.
Marie Fonteneau : Quel conseil donneriez-vous à un visiteur qui vient pour la première fois découvrir Château-Larcher ?
Laurent Marchand : Un seul conseil, mais il est important : prenez le temps de vous asseoir. Je suis sérieux. La plupart des visiteurs arrivent en voiture, font le tour des monuments en quarante minutes et repartent. Ils ont vu sans regarder. Ce que je recommande, c’est de trouver un banc ou une pierre sur la place du village, de s’y asseoir un quart d’heure, et de laisser l’espace vous parler. Repérez la lanterne des morts. Identifiez les façades médiévales. Essayez de comprendre comment le village s’articule autour de ses monuments. Puis entrez dans l’église, lentement. Regardez les chapiteaux, les modillons, les sculptures. Laissez-vous surprendre. Ce n’est qu’après cette pause d’attention que vous serez prêt à vraiment apprendre. Et si vous avez la chance de faire la visite avec un guide, posez des questions, même celles qui vous semblent naïves — c’est souvent de ces questions-là que naissent les explications les plus riches. Pour vous préparer, je recommande aussi de lire le circuit des villages médiévaux de la vallée de la Clouère qui replace Château-Larcher dans son contexte géographique et patrimonial plus large : quand on comprend que ce village est l’un des joyaux d’un territoire médiéval beaucoup plus vaste, on l’apprécie encore davantage.
Marie Fonteneau : Quels sont les projets de valorisation à venir pour Château-Larcher et ses monuments ?
Laurent Marchand : Je suis tenu à une certaine discrétion sur des projets en cours d’instruction, mais je peux vous dire que la commune et la DRAC travaillent ensemble sur plusieurs axes. Il y a d’abord la question de la signalétique : les panneaux d’interprétation actuels sont vieillissants, et un programme de renouvellement est en discussion. Les nouvelles technologies offrent des possibilités passionnantes — réalité augmentée, QR codes donnant accès à des reconstructions en 3D du château fort tel qu’il était au XIIe siècle, balades audio géolocalisées. Le numérique ne remplace pas la visite guidée humaine, mais il peut enrichir la visite autonome de manière considérable. Il y a aussi des projets de fouilles archéologiques sur les vestiges du château fort, en partenariat avec l’Université de Poitiers. Ces fouilles permettraient de mieux comprendre les différentes phases de construction et l’évolution du site entre le XIe et le XVe siècle. Et enfin, un renforcement des animations estivales, notamment en direction des familles et des jeunes publics. Les foires médiévales sont excellentes mais ne durent que quelques jours. L’objectif est de créer une offre de médiation culturelle qui fonctionne sur toute la saison touristique.

Questions rapides — idées reçues sur le patrimoine médiéval poitevin
“Les châteaux forts étaient surtout des prisons.” Vrai ou faux ?
Laurent Marchand : Faux, et c’est l’une des idées reçues les plus tenaces. Le château fort était avant tout une résidence seigneuriale et un centre d’administration du territoire. Oui, il pouvait comporter un cachot pour les prisonniers, mais c’était une fonction secondaire. La vie de cour, les banquets, les réunions politiques, la gestion des terres — voilà ce qui se passait quotidiennement dans un château médiéval. L’image du donjon-prison vient en grande partie des romans gothiques du XIXe siècle.
“L’art roman est moins élaboré que l’art gothique qui lui a succédé.” Vrai ou faux ?
Laurent Marchand : Faux, c’est un jugement de valeur qui ne tient pas. L’art roman et l’art gothique répondent à des intentions différentes. Le roman recherche la masse, le recueillement, l’intériorité — ses façades sont richement décorées, ses intérieurs souvent obscurs et intimes. Le gothique cherche la verticalité, la lumière, la dissolution des murs dans les vitraux. Ce sont deux esthétiques cohérentes et abouties. En Poitou, la qualité de la sculpture romane est extraordinaire et largement comparable aux grandes réalisations gothiques du nord de la France.
“Les Poitevins du Moyen Âge vivaient dans la misère et la peur permanente.” Vrai ou faux ?
Laurent Marchand : Vrai et faux. Les crises étaient réelles — épidémies, guerres, famines. Mais les périodes de paix relative permettaient une vie sociale active, des marchés, des fêtes religieuses, des échanges commerciaux. La civilisation poitevine du Moyen Âge était riche culturellement : la poésie des troubadours, les pèlerinages de Saint-Jacques, les échanges avec l’Angleterre plantagenêt. La misère permanente est un cliché romantique qui ne rend pas justice à la complexité de ces sociétés.
“Les monuments médiévaux étaient tous en pierre grise et austères.” Vrai ou faux ?
Laurent Marchand : Faux, et c’est peut-être la plus grande surprise que j’offre à mes groupes. Au Moyen Âge, les façades des églises et les sculptures étaient peintes. Des couleurs vives — rouges, bleus, jaunes, verts. Ce que nous voyons aujourd’hui — la pierre nue, la grisaille — c’est le résultat de siècles d’intempéries qui ont effacé les enduits peints. Imaginez Notre-Dame-la-Grande de Poitiers avec toute sa façade polychrome. Ce n’était pas une austérité grave, c’était un festival visuel.
“Les Petites Cités de Caractère sont uniquement intéressantes pour les historiens et les spécialistes.” Vrai ou faux ?
Laurent Marchand : Faux, absolument faux. Ce qui me plaît dans ce métier, c’est précisément que le patrimoine médiéval parle à tout le monde. Les enfants adorent les châteaux-forts et les histoires de chevaliers. Les familles apprécient les paysages préservés et l’authenticité. Les photographes trouvent là des lumières et des compositions uniques. Les amateurs de gastronomie découvrent les marchés et les produits locaux. Et oui, les historiens et les architectes y trouvent leur bonheur. Le patrimoine médiéval est transversal : il parle à tous les âges et tous les centres d’intérêt.
3 choses à retenir de cet entretien
1. Château-Larcher est une exception patrimoniale dans le paysage français. La densité et la cohérence de son ensemble médiéval — château, église romane, lanterne des morts, bourg historique — dans un périmètre aussi réduit est rarissime. Ce n’est pas une reconstitution, c’est l’original.
2. Prenez le temps de regarder vraiment. Le patrimoine médiéval poitevin ne se donne pas immédiatement. Il faut s’arrêter, s’asseoir, laisser les pierres parler. Une visite rapide entre deux autoroutes ne vous apprendra rien. Mais une heure d’attention attentive sur la place de Château-Larcher peut changer votre rapport au Moyen Âge pour toujours.
3. Le patrimoine est vivant. Il ne s’agit pas de préserver des ruines dans du formol, mais de transmettre des histoires, de créer des émotions, d’alimenter une curiosité. Chaque guide-conférencier, chaque association locale, chaque habitant qui raconte son village à un voisin contribue à garder ce patrimoine vivant. La conservation technique et la transmission culturelle sont les deux piliers indissociables de la protection du patrimoine. Pour préparer votre visite en connaissance de cause, notre guide de l’art roman poitevin vous donnera toutes les clés de lecture des façades sculptées et des modillons. Des dynamiques similaires existent dans d’autres territoires ruraux : le travail de valorisation du patrimoine monastique de Quingey dans le Doubs montre comment des communautés locales réinventent le lien entre histoire et présent.
