Au sein des milieux forestiers, favoriser le développement d’une biodiversité riche et stable améliore la qualité du site. En effet, la présence de différentes essences d’arbres et d’une flore arbustive et herbacée variée, favorise l’accueil des champignons et d’une faune d’autant plus diversifiée ! Cette diversité permet alors d’augmenter la résistance du milieu face aux maladies, aux attaques d’insectes ravageurs, et lui permet ainsi de s’adapter plus facilement aux changements climatiques.

Afin de favoriser l’installation d’un écosystème équilibré, avec une importante biodiversité, laisser le boisement en libre évolution est la meilleure des solutions. En effet, une diversité d’habitats va se créer naturellement au sein du milieu forestier avec le développement de milieux aquatiques (ruisseaux, rivières, mares…), de zones ouvertes (landes, prairies forestières, friches), ainsi que de lisières naturelles et la présence de bois mort au sol et sur pied. Des arbres à faible intérêt économique, comportant des “défauts” comme des fissures, des cavités…, vont également se développer et permettre à de nombreuses espèces animales d’y trouver le gîte et le couvert !
La meilleure gestion pour améliorer la santé d’un boisement est donc de le laisser en libre évolution, afin de laisser un équilibre biologique s’installer naturellement !

Concernant le bois mort, celui-ci possède de très nombreux avantages pour la bonne santé du milieu forestier, qui sont souvent méconnus. En effet, il accueille de nombreuses espèces de champignons et d’insectes qui se nourrissent du bois mort, on parle alors d’insectes xylophages. Les espèces retrouvées sur un tronc d’arbre mort tombé au sol seront d’ailleurs différentes de celles observées sur un tronc d’arbre mort resté debout ! Ces espèces sont utiles pour la décomposition progressive du bois, réapprovisionnant le sol en éléments nutritifs utiles aux arbres lorsqu’ils poussent.

De plus, l’arbre mort va constituer un garde manger de qualité pour de nombreux oiseaux, comme les pics, qui viennent manger les insectes qui s’y trouvent.
Enfin, les tas naturels de bois mort vont constituer ce que l’on appelle des “hibernaculums”, autrement dit des abris utilisés par toute la petite faune forestière en tant que refuge : petits rongeurs, hérissons, belettes, serpents…
Conserver du bois mort au sein d’un boisement ou d’une forêt possède donc un avantage non négligeable pour l’amélioration de la santé du milieu !

Glossaire

Réservoir de biodiversité : Ce sont des espaces au sein desquels la biodiversité, rare ou commune, menacée ou non menacée, est la plus riche ou la mieux représentée, où les espèces peuvent effectuer tout ou partie de leur cycle de vie (alimentation, reproduction, repos) et où les habitats naturels peuvent assurer leur fonctionnement, en ayant notamment une taille suffisante.

Micro-habitat : Il s’agit d’un habitat naturel à petite échelle, souvent utilisé par de petits animaux.